UN FAR QUI S'ETEINT

UN FAR QUI S'ETEINT
Aimé Césaire etais un Noir qui etais non seulement un Noir; mais tout ,l'homme qui en exprime toutes les interrogations, toutes les angoisses, tous les espoirs et toutes les extases, et qui s'imposera de plus en plus à moi comme le prototype de la dignité"
Merci Aimé, merci pour le courage.
Le Ministre peut tomber mais le ministère, la mission ne tombera et ne s'éteindra jamais
Aimé repose en paix nous relèverons le défi.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 09:17

Modifié le jeudi 01 mai 2008 13:39

LA NECESSITE D'UNE NOUVELLE ELITE AFRICAINE

LA NECESSITE D'UNE NOUVELLE ELITE AFRICAINE
Au moment des indépendances, presque tous les nouveaux états se caractérisent par une période de professionnels qualifiés et par une faible classe capitaliste, ce qui a abouti à un affaiblissement du processus d'accumulation. L'Afrique post-coloniale a hérité d'états et d'économies en dysfonctionnement. Cette situation a encore été aggravée par un leadership médiocre, la corruption et la mauvaise dans les nombreux pays. Ces deux facteurs, ainsi que les divisions causées par la guerre froide, ont entravé la propagation de gouvernements responsables sur le continent.

Après plus de quarante cinq ans d'indépendance, l'élite dirigeante qui a pris la succession des colonisateurs n'a pas apporté le bonheur aux peuples Africains. Elle a failli à sa mission.

A chaque moment critique d'une grande crise, chaque nation, chaque culture est saisie par la nécessité d'un changement fondamental de la qualité de son élite dirigeant, Sa survie repose sur sa détermination à choisir une nouvelle qualité de leadership correspondant à ces individus exceptionnels qui se lèvent, comme des âmes immortelles au dessus du simple citoyen de leur temps. A travers le futur de l'histoire de l'humanité, aussi bien que lors des époques passées, cette présence, ou absence du rôle déterminant d'individus exceptionnels sera toujours,comme cela l'a toujours été, une de ces pierres angulaires qui marque les possibilités de choix, vers soit la prospérité soit l'autodestruction.

Dans ces moment de crise la nation dont le peuple rejette les individus exceptionnels au profit de l'opinion populaire, est certaine d'être détruite,détruite comme les romains disparurent du fait qu'ils chérirent les amusements du Colisée, un peuple détruit par sa propre croyance dans le plaisir et le confort.

Le plus grand danger qui menace une nation en crise, telle que la notre aujourd'hui, est la prolifération des médiocrités morales, ou pire, des médiocrités morales occupant des positions de commandement là ou des personnes de qualité exceptionnelles,de géants, sont nécessaires.

Notre continent traverse aujourd'hui une profonde crise, et chacun sent plus ou moins confusément le besoin d'un changement profond de la qualité de notre élite dirigeante. Le Leader qu'il faut pour sortir le pays de sa grave crise actuelle n'est pas celui qui se soumettra au désir de ce « qui est généralement accepté par les gens » à l'opinion publique. Pour sortir le continent de sa crise actuelle, le continent a besoin d'un leadership qui, comme un scientifique qui découvre un nouveau principe scientifique valide, conduira le peuple hors de ses limites cognitives suicidaires.

Notre mission est de sortir une nouvelle élite politique débarrassée des erreurs de nos aînés et qui doit comprendre les caractéristiques systémiques de l'histoire, et par conséquent, sera moins encline à commettre les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.

# Posté le vendredi 14 mars 2008 06:57

Modifié le mardi 27 mai 2008 09:38

La Rupture de la france Afrique

La Rupture de la france Afrique
Gabon: le Parlement dénonce à son tour une "campagne" anti-Bongo en France
LIBREVILLE - L'Assemblée nationale et le Sénat gabonais, réunis en congrès, ont solennellement dénoncé mardi une "campagne de dénigrement" en cours selon eux en France contre le président Omar Bongo Ondimba, aggravant la crispation des relations entre les deux pays.
Dans une résolution adoptée à l'unanimité, les parlementaires s'en prennent "avec une profonde indignation" à "la campagne d'information tendancieuse contre le président de la République gabonaise sur le patrimoine immobilier qu'il possèderait en France".
Cette "campagne de dénigrement", jugée "irrévérencieuse et diffamatoire", "vise en réalité à ternir l'image du chef de l'Etat et à déstabiliser les institutions de la République", estime le Parlement.
Députés et sénateurs critiquent, sans les citer, le quotidien français Le Monde et la chaîne de télévision publique France 2 qui ont récemment évoqué, sur la base de procès-verbaux de la police française, le luxueux patrimoine immobilier du président Bongo dans l'ex-puissance coloniale.
Selon ces documents, qui ont provoqué un net refroidissement des relations franco-gabonaises depuis une semaine, Omar Bongo et sa famille possèdent en France 33 résidences, dont un hôtel particulier acheté en 2007 pour 18,8 millions d'euros à Paris.
L'enquête préliminaire de la police a été réalisée sur la base d'une plainte déposée en mars 2007 par plusieurs associations qui accusaient cinq présidents africains, et notamment Omar Bongo, d'avoir acquis en France des biens immobiliers de luxe avec de l'argent public détourné dans leur pays.
Ce dossier a été classé sans suite.
Cette affaire envenime les relations d'ordinaire très amicales entre Paris et Libreville. Après la diffusion le 3 mars du reportage de France 2, le Gabon a affirmé réfléchir "à la suite à donner aux relations franco-gabonaises".
Les unes après les autres, les institutions gabonaises ont renchéri dans la dénonciation de cette prétendue "campagne".
Après le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement, et avant le Parlement, le Conseil national de la communication (CNC), organe de régulation des médias gabonais, a ainsi suspendu mardi matin pour trois mois le bimensuel privé Tendance Gabon pour avoir reproduit l'article du Monde sur les biens immobiliers du président Bongo.
Selon le CNC, ce journal gabonais "vient assurer le relais de ce que le gouvernement gabonais considère comme une campagne de dénigrement contre le président Omar Bongo".
Libreville reproche également aux autorités françaises la reconduite aux frontières par Paris de deux étudiants gabonais. Le Gabon a menacé d'appliquer "la réciprocité" à l'égard des Français en situation irrégulière sur son territoire.
Nous la jeunesse panafricaine sans complexe pensons que l'époques de la France Afrique est révolus, les gardiens du temple de la France Afrique sont déshabillés la rupture s'applique , il est temps que le panafricanisme s'installe, que nous soyons en fin unis a jamais pour ne plus avoir ce genre de dirigeants qui ne font que la politique gastrique, qui se comportent comme des maitres et non des serviteurs du peuple Vive le panafricanisme, vive l'Afrique unis

# Posté le jeudi 13 mars 2008 09:22

Les crimes de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) en RDC

Les crimes de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR) en RDC
Une victime des atrocités de l'APR
Avant de parler de ces crimes, nous devons savoir que l'armée Rwandaise bénéficie directement du conflit en RDC. Le Groupe d'experts chargés par le Secrétaire général de l'ONU d'enquêter sur les pillages des richesses de la RDC, a constaté un haut degré d'intégration entre l'appareil militaire, la bureaucratie (civile) et le monde des affaires.

L'armée Rwandaise finance sa guerre en RDC de cinq façons : a) la participation directe à des activités commerciales (extraction et vente du coltan, de l'or, du bois, etc.) ; b) les ressources qu'elle tire des parts qu'elle détient dans certaines sociétés ; c) les paiements effectués directement par le RCD-Goma ; d) les impôts collectés par le " Bureau Congo ", ainsi que les versements effectués par des individus en contrepartie de la protection de leurs entreprises assurée par l'armée Rwandaise ; et e) les prélèvements directement opérés par l'armée sur le " pays ".

Les multiples crimes commis par cette armée dans l'Est de la RDC sont d'une telle barbarie que l'on ne peut plus justifier comment la Communauté internationale puisse continuer à coopérer avec ce régime.

Les quelques exemples ci-après sont suffisamment éloquents à ce sujet :
massacrer les enfants en les pilant dans les mortiers à broyer le manioc ou en fracassant leurs têtes contre le mur ;
éventrer les femmes enceintes ;
couper la tête de la victime, torture appelée "opération KATA KICHWA" ;
couper les deux bras de la victime, torture appelée "opération SINGLET" ;
couper les deux jambes de la victime, torture appelée "opération KATA BOTTES" ;
trouer les lèvres de la victime et verrouiller sa bouche avec un cadenas dont la clé est directement jetée dans un trou des installations sanitaires, torture appelée "opération KIMYA".
concentrer des gens comme des prisonniers dans des maisons et les brûler.
enterrer les personnes vivantes dans des fosses communes. Les envahisseurs se sont aussi attaqués aux chefs coutumiers très respectés par les populations locales. Plusieurs sont morts et d'autres combattent aujourd'hui dans la clandestinité les occupants de leur territoire.

# Posté le samedi 01 mars 2008 08:50

Modifié le jeudi 13 août 2009 06:05

LA FRANCE ENCORE MAITRE EN AFRIQUE

LA FRANCE ENCORE MAITRE EN AFRIQUE
ARRESTATIONS D'OPPOSANTS AU TCHAD
"Un chef de guerre peut-il partager le pouvoir ?"
Ce n'est pas la première fois que le régime d'Idriss Déby est épinglé par les rapports d'ONG, soupçonné de violation des droits de l'homme, d'arrestation arbitraires d'opposants, de liquidations dans l'ombre. Pourquoi l'affaire de ces opposants disparus prend-t-elle une telle ampleur ?

- L'important c'est de savoir qui sont ces trois opposants. Le premier, le plus important, est Lol Mahamat Choua. Ancien chef de l'Etat tchadien, un homme de poids qui présidait avant la crise le comité de suivi de l'accord d'août 2007 entre l'opposition et le pouvoir. Ce comité était censé aboutir à un scrutin démocratique en 2009. Il avait était porté disparu. Puis le gouvernement a reconnu l'avoir "retrouvé". On vient enfin d'apprendre que Bernard Kouchner l'a rencontré et qu'il "serait en bonne santé".
Le deuxième opposant, Ibni Oumar Mahamat Saleh, est l'un des principaux porte-parole de l'opposition. Quant au troisième, Ngarlejy Yorongar, c'est un député fédéraliste connu comme un opposant irréductible au président Déby depuis que celui-ci a pris le pouvoir par les armes en 1990.
Cela veut dire que ces trois hommes ne sont pas n'importe qui : ce sont des membres importants de l'opposition, des éléments-clés avec lesquels le président Déby devait discuter pour aboutir à un régime plus démocratique. Et ils disparaissent....
De plus, cela n'arrive pas dans une période neutre, mais à la fin d'une bataille où le président Déby a failli perdre le pouvoir. Donc, on est en droit de se demander si ces disparitions ne rentrent pas dans le cadre d'arrestations qui seraient une forme de purge politique, en profitant du chaos de la bataille.

La commission d'enquête internationale acceptée par Idriss Déby va-t-elle vraiment changer quelque chose ? Si les opposants ne réapparaissent pas, quel est l'avenir du régime d'Idriss Déby ?

- La Commission d'enquête est présidée par un haut dignitaire tchadien, appartenant à la majorité. On verra comment elle est composée et ce qu'elle fait. Le problème des commissions d'enquête, c'est qu'elles peuvent aboutir au meilleur, -c'est-à-dire à une véritable enquête-, comme au pire, -c'est-à-dire échouer dans les sables. Est-ce que cela va changer quelque chose ? On verra. Le président est au pouvoir depuis 1990. Je rappelle que dans la bataille qu'il vient de mener, plus de trois mille hommes et une colonne armée de 300 pickups, de mitrailleuses anti-aériennes, de lance-roquettes ont traversé tout le Tchad en venant du Soudan pour se ruer vers N'Djamena, apparemment en évitant le combat et avec un seul objectif : prendre le palais présidentiel, la radio nationale, donc le pouvoir.
Il y a eu un moment dans la bataille où tout le monde était convaincu, les rebelles comme les participants au sommet de l'OUA, qu'Idriss Déby avait perdu. Au point que Nicolas Sarkozy a proposé publiquement d'exfiltrer le président du Tchad en pleine bataille. Celui-ci a refusé.
Cette bataille de N'Djamena, le président Déby, en véritable chef de guerre, a fini par la gagner. Malgré les trahisons. Aujourd'hui on peut se demander si ce président a envie de faire ce qu'il n'a jamais fait jusqu'à présent : partager le pouvoir.

Quel est le poids réel de Nicolas Sarkozy pour peser dans la réconciliation entre opposants et gouvernement de ce pays ? Peut-on parler d'un soutien aveugle de sa part, ou d'une réelle volonté d'accélérer le processus démocratique ?

- Pendant la bataille de N'Djamena, la France n'a pas soutenu ouvertement et sans restriction le pouvoir d'Idriss Déby. Mais elle n'a pas, non plus, applaudi de deux mains les rebelles. Les Français ont fourni, dans le cadre d'une coopération militaire des informations sur la progression des rebelles, un soutien logistique et médical, en tout cas si l'on en croit la terminologie officielle.
On peut remarquer aussi que la France a voulu se couvrir en demandant une résolution de l'ONU condamnant l'agression. Et que, dans l'attente, elle s'est interdit une action visible de soutien au gouvernement en place.
Enfin, lors de son passage en Afrique du Sud, le président français vient d'annoncer qu'il allait renégocier tous les accords militaires en Afrique, c'est-à-dire en clair, réduire la présence des 9.000 soldats français présents actuellement au Sénégal, en Côte d'Ivoire, en Centrafrique, à Djibouti et, bien sûr,au Tchad. Ce qui ressemble à un acte de rupture avec la Françafrique.
Reste qu'il est évident que la France et la communauté internationale en général ne peuvent voir que d'un ½il favorable la transformation d'un régime - président chef de guerre en un régime plus démocratique- qui inclurait l'opposition et où la bataille se jouerait au sein d'une institution. Et non pas à la tête de pickups armés dans le désert. Comme dans l'histoire du Tchad depuis plus d'un quart de siècle...

# Posté le vendredi 29 février 2008 16:25