LE DEVELOPPEMENT DE LA FORCE DE TRAVAIL
Les effets cumulés d'un pillage infligé, de pratique génocidaires et du démantèlement de la plus grande partie du continent par les agences coloniales passées et actuelles, ont réduit son développement par tête et par kilomètre carré à tel point qu'aujourd'hui, elle ne dispose pas de ressource autochtones en capital suffisantes pour engendrer les principaux éléments de l'infrastructure économique de base indispensable à son développement légitime. Une vaste aide extérieure, sous forme de programmes progressifs de transferts de technologie à grande échelle, est nécessaire pour fournir les éléments stratégiques essentiels à une infrastructure économique de base et au désenclavement du continent, permettant ainsi à l'Afrique de développer ses propres moyens d'opérer, de maintenir son secteur primaire et de développer son secteur secondaire en liaison avec le primaire.
Le transfère de technologie
Deux démarches s'opposent fondamentalement aujourd'hui dans l'actuel débat sur les transfère scientifiques et technologiques de l'espace euro-africain vers l'Afrique, et sur ce qu'est la politique correcte de développement. La première met l'accent sur l'utilisation de ce que l'on a abusivement appelé les techniques appropriées qui sont axiomatiquement conçues comme des techniques mettant en jeu la haute intensité de main d'œuvre, du travail manuel, ou les taux d'utilisation d'énergie sont faibles, les modes technologiques primitifs et la technologie énergique dite « douce ». L'autre démarche préconise au contraire l'utilisation de technologie à haute intensité capitalistique les plus avancées, et une politique d'ensemble consistant à maximiser les quantité requises par ces technologies, au moyen d'un rapide développement des énergies conventionnelles allant de l'hydraulique à la fusion thermonucléaire en passant par le nucléaire.
Des institutions aussi connues que la banque Mondiale ont adopté la première solution comme approche fondamentale, et à l'heure actuelle, cette stratégie tend à dominer les débats.
Nous alléguons et soutiendrons, pour notre part, que la voie de la moindre technologie ne peut ouvrir de solution satisfaisante au problème du développement africain. Au contraire cette voie ne fera que maintenir et aggraver l'arriération et le sous-développement de l'Afrique.
Pour comprendre notre choix et placer la politique de développement dans un cadre scientifique idoine, il convient d'abord de définir les objectifs du développement et le processus grâce auquel il est réalisé. Le but primordial du développement est d'élever le niveau de vie et d'éducation de la population concernée. Pour accroître la consommation par tête, la seule voie consiste à accroître la production par tête – la productivité du travail. A son tour la productivité de travail ne peut être augmentée que grâce à l'application des technologies nouvelles qui substituent au travail humain l'énergie produite et la machine. Accroissant la productivité, les technologies nouvelles font directement accroître le niveau de vie. En même temps en réduisant le temps que la société toute entière doit consacrer au simple maintien des niveaux de vie actuels de consommation et des moyens de production existants, une productivité accrue engendre un surplus qui est disponible afin de développer l'économie dans son ensemble. En combinant un niveau supérieur de consommation et le temps de loisir disponible pour l'éducation, on rend possible la production d'une force de travail hautement qualifiée qui, en retour, est capable de manier les technologies nouvelles, plus avancées, plus productives qui sont introduites, ce qui porte plus loin le cycle de la croissance et du développement. Tel est le processus au travers duquel les économies euro américaines ont effectivement atteint leurs niveaux actuels.
De cette description des objectifs et des méthodes du développement,il ressort que le critère d'une stratégie de développement est la maximisation du taux de développement. L'objectif doit être de maximiser le taux de croissance de la force de travail- c'est-à-dire la productivité et par là, le taux de croissance du surplus social tout entier.
A partir de ces considérations élémentaires, il est clair que la stratégie des « techniques appropriées » ne favorise pas le développement. La base même de cette démarche revient à maximiser l'intensité du travail manuel associé aux technologies primitives employées actuellement en Afrique ; en d'autres termes de minorer la productivité du travail. En attaquant la force motrice même du développement-l'accroissement de la productivité du travail – cette stratégie revient inéluctablement à préserver l'arriération existante.
Comme la stratégie de moindre technologie jouit d'une vaste couverture littéraire, il convient de passer en revue les arguments invoqués par ses défenseurs.
Ils allèguent en ces termes la nécessité de la stratégie de moindre technologie :
1 – Elle permet de satisfaire les besoins de base des couches les plus pauvre de la population ;
2 – Elle est plus économique puisqu'elle utilise l'abondante offre de travail à bon marché que présente les pays africains, et
3 – Elle crée des emplois en grand nombre, ce qui permet de régler le problème du chômage ;
4 - Les systèmes de financement actuel à taux d'intérêt élevés ne permettent pas d'adopter une telle approche ;
5 – La force de travail peu qualifiée ne peut absorber les technologies avancées.
Les effets cumulés d'un pillage infligé, de pratique génocidaires et du démantèlement de la plus grande partie du continent par les agences coloniales passées et actuelles, ont réduit son développement par tête et par kilomètre carré à tel point qu'aujourd'hui, elle ne dispose pas de ressource autochtones en capital suffisantes pour engendrer les principaux éléments de l'infrastructure économique de base indispensable à son développement légitime. Une vaste aide extérieure, sous forme de programmes progressifs de transferts de technologie à grande échelle, est nécessaire pour fournir les éléments stratégiques essentiels à une infrastructure économique de base et au désenclavement du continent, permettant ainsi à l'Afrique de développer ses propres moyens d'opérer, de maintenir son secteur primaire et de développer son secteur secondaire en liaison avec le primaire.
Le transfère de technologie
Deux démarches s'opposent fondamentalement aujourd'hui dans l'actuel débat sur les transfère scientifiques et technologiques de l'espace euro-africain vers l'Afrique, et sur ce qu'est la politique correcte de développement. La première met l'accent sur l'utilisation de ce que l'on a abusivement appelé les techniques appropriées qui sont axiomatiquement conçues comme des techniques mettant en jeu la haute intensité de main d'œuvre, du travail manuel, ou les taux d'utilisation d'énergie sont faibles, les modes technologiques primitifs et la technologie énergique dite « douce ». L'autre démarche préconise au contraire l'utilisation de technologie à haute intensité capitalistique les plus avancées, et une politique d'ensemble consistant à maximiser les quantité requises par ces technologies, au moyen d'un rapide développement des énergies conventionnelles allant de l'hydraulique à la fusion thermonucléaire en passant par le nucléaire.
Des institutions aussi connues que la banque Mondiale ont adopté la première solution comme approche fondamentale, et à l'heure actuelle, cette stratégie tend à dominer les débats.
Nous alléguons et soutiendrons, pour notre part, que la voie de la moindre technologie ne peut ouvrir de solution satisfaisante au problème du développement africain. Au contraire cette voie ne fera que maintenir et aggraver l'arriération et le sous-développement de l'Afrique.
Pour comprendre notre choix et placer la politique de développement dans un cadre scientifique idoine, il convient d'abord de définir les objectifs du développement et le processus grâce auquel il est réalisé. Le but primordial du développement est d'élever le niveau de vie et d'éducation de la population concernée. Pour accroître la consommation par tête, la seule voie consiste à accroître la production par tête – la productivité du travail. A son tour la productivité de travail ne peut être augmentée que grâce à l'application des technologies nouvelles qui substituent au travail humain l'énergie produite et la machine. Accroissant la productivité, les technologies nouvelles font directement accroître le niveau de vie. En même temps en réduisant le temps que la société toute entière doit consacrer au simple maintien des niveaux de vie actuels de consommation et des moyens de production existants, une productivité accrue engendre un surplus qui est disponible afin de développer l'économie dans son ensemble. En combinant un niveau supérieur de consommation et le temps de loisir disponible pour l'éducation, on rend possible la production d'une force de travail hautement qualifiée qui, en retour, est capable de manier les technologies nouvelles, plus avancées, plus productives qui sont introduites, ce qui porte plus loin le cycle de la croissance et du développement. Tel est le processus au travers duquel les économies euro américaines ont effectivement atteint leurs niveaux actuels.
De cette description des objectifs et des méthodes du développement,il ressort que le critère d'une stratégie de développement est la maximisation du taux de développement. L'objectif doit être de maximiser le taux de croissance de la force de travail- c'est-à-dire la productivité et par là, le taux de croissance du surplus social tout entier.
A partir de ces considérations élémentaires, il est clair que la stratégie des « techniques appropriées » ne favorise pas le développement. La base même de cette démarche revient à maximiser l'intensité du travail manuel associé aux technologies primitives employées actuellement en Afrique ; en d'autres termes de minorer la productivité du travail. En attaquant la force motrice même du développement-l'accroissement de la productivité du travail – cette stratégie revient inéluctablement à préserver l'arriération existante.
Comme la stratégie de moindre technologie jouit d'une vaste couverture littéraire, il convient de passer en revue les arguments invoqués par ses défenseurs.
Ils allèguent en ces termes la nécessité de la stratégie de moindre technologie :
1 – Elle permet de satisfaire les besoins de base des couches les plus pauvre de la population ;
2 – Elle est plus économique puisqu'elle utilise l'abondante offre de travail à bon marché que présente les pays africains, et
3 – Elle crée des emplois en grand nombre, ce qui permet de régler le problème du chômage ;
4 - Les systèmes de financement actuel à taux d'intérêt élevés ne permettent pas d'adopter une telle approche ;
5 – La force de travail peu qualifiée ne peut absorber les technologies avancées.
