La santé

La santé


Il faut relancer et rééquiper les équipes mobiles de détection des maladies et de lutte contre les foyers de pandémie. Des mesures simples mais efficaces doivent recevoir une priorité absolue, comme par exemple la fourniture « sur le site »de produits antibiotiques pour guérir les maladies vénériennes, et créer ainsi un environnement moins favorable à la propagation du sida par voie sexuelle.
Actuellement, ces produits sont trop souvent égarés, mal stockés ou détournés de leur objet.

La conception « pastorienne » de la médecine tropicale, joignant étude du mode de production économique, étude du mode de propagation de la maladie et intervention sur les personnes et l'environnement, doit reprendre ses droits.
Actuellement, les conditions d'austérité fixées par le FMI et l'incompétence trop souvent affichée par l'OMS ont abouti à une dégradation des politiques de santé telle qu'un plan d'ensemble nouveau est nécessaire. Ce devrait être l'objet du « volet santé » du nouveau plan Marshall.
Dans notre démarche d'une rupture avec l'idéologie néolibérale, la planification indicative doit s'inscrire au centre d'une conception volontariste de l'économie. Le Plan doit jouer un quadruple rôle :

Incitation : En fixant un horizon et un engagement collectifs d'équipement et de développement ;
Anticipation : En décelant les facteurs porteurs d'avenir ainsi que les ruptures et en analysant la cohérence et les conséquences des décisions prise, à la fois en terme de cout financiers mais aussi au regard de la croissance physique, de la justice sociale et de l'aménagement du territoire ;
Mobilisateur : En renforçant la cohésion nationale dans une période ou des craintes apparaissent quant à sa solidité. L'annonce des ambitions et adjectifs de la nation, et donc des grands chantiers dans lesquels les congolais sont appelés à s'investir, aura pour effet de rétablir un instrument de dialogue et d'adhésion qui manque le plus aujourd'hui ;
Protecteur : Dans le mesure ou il garantit une politique. Ainsi, l'existence du plan dans un pays et d'un système de parités stables dans le monde rendra inutile tout recours aux produits financiers dérivés, dont la logique première étais d'être un instrument d'assurance contre les fluctuations des taux d'intérêt, des devises et des politiques.

Est-ce que trop demander au pouvoir politique que de réintroduire dans l'espace public se regard sur l'avenir, cet approfondissement du débat démocratique et ce sentiment d'appartenir et de participer à une aventure collective ? la réponse est bien entendu « non » ce n'est pas trop demander – c'est indispensable. Mais il faut ajouter que la logique de la planification indicative est à l'opposé de celle, financière et néolibérale, du FMI, de la banque mondiale et de l'Organisation Mondiale du commerce.

# Posté le mercredi 27 août 2008 15:35

Developper le transport en Afrique

Developper le transport en Afrique
IL s'agit d'une part de désenclaver l'intérieur du continent, d'autre part de réunir entre elles, transversalement, des régions du continent jusqu'à présent isolées les unes des autres.

La politique coloniale a surtout construit des chemins de fer et des routes allant des ports exportateurs aux sites des matières premières.

Dans le cadre du développement intégré de l'Afrique, trois initiatives doivent être prises :

Améliorer le réseau cote-intérieur, avec des trains de marchandises rapides à double vole ; et établir progressivement des passerelles intérieur-intérieur pour créer un « milieu de développement dans les régions vecteurs ;

Créer un réseau inter-côtier rapide, de type TGV

Construire un transsaharien, reprenant enfin les projets de Rondaire et de Duponchel, Est-Ouest et nord-sud.

Il s'agit de substituer à la « priorité aérienne »- qui ne bénéficie qu'à une élite d'hommes et de produits- une priorité rail-route, pour le plus grand nombre.

# Posté le lundi 16 juin 2008 10:53

Modifié le mardi 17 juin 2008 06:21

Le developpement énergétique en Afrique

Le developpement énergétique en Afrique
IL s'agit de jeter les bases, pour assurer le redécollage du continent, d'une politique permettant d'accroitre rapidement les flux énergétiques par habitant et par unité de surface.

Des plans précis d'utilisation énergétique doivent être établis, tant dans le domaine industriel que dans le domaine agricole. L'objectif, ici, encore, est de créer le « climat » du décollage, permettant aux initiatives de surgir. Par exemple, le nucléaire doit- suivant une approche paradoxale seulement en apparence- jouer un rôle fondamental dans les grands projets agricoles. Il fournira l'énergie nécessaire pour irriguer ou pour déssaliniser l'eau de mer.

Dans toute l'Afrique sahélienne, l'on doit se donner pour but d'arrêter la progression, puis de faire reculer le désert.

Comme les petites et moyennes industries doivent être laissées libres de se développer avec des prix de revient les rendant rentables- et il ya là d'immenses « ressources d'ingéniosité » africaine à mobiliser, qui ne l'ont jamais vraiment été – les exploitants agricoles doivent être en mesure de produire des denrées alimentaires à des prix rémunérateurs. Le « juste prix » de la production agricole est plus important en Afrique que partout ailleurs ; la sanction de ne pas fixer est la fuite du paysan dans le bidonville et les carences alimentaire du pays affecté.

# Posté le lundi 16 juin 2008 10:24

Modifié le mercredi 19 août 2009 04:42

LA QUESTION DE LA DETTE AFRICAINE

LA QUESTION DE LA DETTE AFRICAINE
La dette étrangère du continent Africain est supérieur à son produit national brut annuel, lui- même inférieur – en terme comptable – à celui de la Belgique depuis cinq ans les exportations qui mesurent la capacité de remboursement et d'acquisition d'un pays ont baisser en volume et en valeur . Dans un environnement ainsi défini, la consommation alimentaire par tête et l'espérance de vie des africains recommence à baisser.

Nous considérons cette situation comme non seulement moralement inadmissible mais encore comme dangereuse pour l'Europe lui-même qui a laissé se créer ou contribué à créer à ses portes un « foyer de crise » et donc d'émigration massive des populations africaine.

Il n'y a aucune solution miracle, mais les conditions d'un redécollage doivent être immédiatement recréées, pour renverser la, tendance actuelle.

Quatre initiatives apparaissent nécessaires pour réussir.
Remettre les compteurs de la dette extérieure à zéro, du moins provisoirement, par un moratoire généralisé ; rejeter les politiques d'austérité malthusienne du fonds monétaire international, qui opposent l'impératif du remboursement rapide à celui du développement à moyen terme et en profondeur.

Transformer la dette en investissement productif dans le cadre d'un « nouveau plan Marshall ». Il s'agit de financer quelques grands projets infrastructurels étape, et non en accordant des crédits « aveugles », comme on l'a fait par démagogie depuis les indépendances, en sachant qu'une partie des fonds serait promptement « recyclée » en suisse, au Luxembourg ou ailleurs autour de ces grands projet vecteurs, on laissera se créer un « maillage » des petites et moyennes entreprise produisant pour le marché intérieur
et extérieur.

Définir, au sein de ce » nouveau plan Marshall », un volet santé publique, coordonnant de manière efficace la lutte contre le sida, et un volet éducation, prévoyant la formation systématique sur place et en Europe des futures ingénieurs, Entrepreneurs, contremaîtres et ouvriers qualifiés pour alimenter des grands projets et des entreprises qui s'épanouirons autour d'eux.

Mobiliser la population autour de ces grands projets, ainsi que toutes les forces constituées des pays bénéficiaires, les forces armées notamment se trouvant affectées aux travaux de construction et d'ingénierie
L'Afrique ne pourra « bien repartir » que dans un cadre ainsi redéfini ; autrement les moratoires ou les annulations de dette n'aurons aucun effet si en même temps se poursuit le désinvestissement industriel et que se forme une véritable « économie de comptoir »- celle contre laquelle, des départ, luttèrent Savorgnan de Brazza et les Administrateur d'outremer.

L'objectif est de rétablir une économie clé du développement pour tous, désenclavant l'intérieur de l'Afrique, et non une économie d'usure favorisant une petite minorité affairiste au détriment du plus grand nombre.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 06:01

Modifié le dimanche 25 mai 2008 15:41

LE DEVELOPPEMENT DE LA FORCE DE TRAVAIL AFRICAINE

LE DEVELOPPEMENT DE LA FORCE DE TRAVAIL AFRICAINE
LE DEVELOPPEMENT DE LA FORCE DE TRAVAIL


Les effets cumulés d'un pillage infligé, de pratique génocidaires et du démantèlement de la plus grande partie du continent par les agences coloniales passées et actuelles, ont réduit son développement par tête et par kilomètre carré à tel point qu'aujourd'hui, elle ne dispose pas de ressource autochtones en capital suffisantes pour engendrer les principaux éléments de l'infrastructure économique de base indispensable à son développement légitime. Une vaste aide extérieure, sous forme de programmes progressifs de transferts de technologie à grande échelle, est nécessaire pour fournir les éléments stratégiques essentiels à une infrastructure économique de base et au désenclavement du continent, permettant ainsi à l'Afrique de développer ses propres moyens d'opérer, de maintenir son secteur primaire et de développer son secteur secondaire en liaison avec le primaire.

Le transfère de technologie

Deux démarches s'opposent fondamentalement aujourd'hui dans l'actuel débat sur les transfère scientifiques et technologiques de l'espace euro-africain vers l'Afrique, et sur ce qu'est la politique correcte de développement. La première met l'accent sur l'utilisation de ce que l'on a abusivement appelé les techniques appropriées qui sont axiomatiquement conçues comme des techniques mettant en jeu la haute intensité de main d'œuvre, du travail manuel, ou les taux d'utilisation d'énergie sont faibles, les modes technologiques primitifs et la technologie énergique dite « douce ». L'autre démarche préconise au contraire l'utilisation de technologie à haute intensité capitalistique les plus avancées, et une politique d'ensemble consistant à maximiser les quantité requises par ces technologies, au moyen d'un rapide développement des énergies conventionnelles allant de l'hydraulique à la fusion thermonucléaire en passant par le nucléaire.

Des institutions aussi connues que la banque Mondiale ont adopté la première solution comme approche fondamentale, et à l'heure actuelle, cette stratégie tend à dominer les débats.

Nous alléguons et soutiendrons, pour notre part, que la voie de la moindre technologie ne peut ouvrir de solution satisfaisante au problème du développement africain. Au contraire cette voie ne fera que maintenir et aggraver l'arriération et le sous-développement de l'Afrique.

Pour comprendre notre choix et placer la politique de développement dans un cadre scientifique idoine, il convient d'abord de définir les objectifs du développement et le processus grâce auquel il est réalisé. Le but primordial du développement est d'élever le niveau de vie et d'éducation de la population concernée. Pour accroître la consommation par tête, la seule voie consiste à accroître la production par tête – la productivité du travail. A son tour la productivité de travail ne peut être augmentée que grâce à l'application des technologies nouvelles qui substituent au travail humain l'énergie produite et la machine. Accroissant la productivité, les technologies nouvelles font directement accroître le niveau de vie. En même temps en réduisant le temps que la société toute entière doit consacrer au simple maintien des niveaux de vie actuels de consommation et des moyens de production existants, une productivité accrue engendre un surplus qui est disponible afin de développer l'économie dans son ensemble. En combinant un niveau supérieur de consommation et le temps de loisir disponible pour l'éducation, on rend possible la production d'une force de travail hautement qualifiée qui, en retour, est capable de manier les technologies nouvelles, plus avancées, plus productives qui sont introduites, ce qui porte plus loin le cycle de la croissance et du développement. Tel est le processus au travers duquel les économies euro américaines ont effectivement atteint leurs niveaux actuels.

De cette description des objectifs et des méthodes du développement,il ressort que le critère d'une stratégie de développement est la maximisation du taux de développement. L'objectif doit être de maximiser le taux de croissance de la force de travail- c'est-à-dire la productivité et par là, le taux de croissance du surplus social tout entier.

A partir de ces considérations élémentaires, il est clair que la stratégie des « techniques appropriées » ne favorise pas le développement. La base même de cette démarche revient à maximiser l'intensité du travail manuel associé aux technologies primitives employées actuellement en Afrique ; en d'autres termes de minorer la productivité du travail. En attaquant la force motrice même du développement-l'accroissement de la productivité du travail – cette stratégie revient inéluctablement à préserver l'arriération existante.

Comme la stratégie de moindre technologie jouit d'une vaste couverture littéraire, il convient de passer en revue les arguments invoqués par ses défenseurs.
Ils allèguent en ces termes la nécessité de la stratégie de moindre technologie :

1 – Elle permet de satisfaire les besoins de base des couches les plus pauvre de la population ;
2 – Elle est plus économique puisqu'elle utilise l'abondante offre de travail à bon marché que présente les pays africains, et
3 – Elle crée des emplois en grand nombre, ce qui permet de régler le problème du chômage ;
4 - Les systèmes de financement actuel à taux d'intérêt élevés ne permettent pas d'adopter une telle approche ;
5 – La force de travail peu qualifiée ne peut absorber les technologies avancées.




# Posté le mardi 29 avril 2008 08:18

Modifié le dimanche 04 mai 2008 07:19